White gold

Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles

Tout se mélange... et plus que tout, cette envie de liberté. Je discute un peu avec un ami, je nous vois en train de refaire le monde... à quoi ça sert de vivre sans notre liberté? C'est l'horreur cette envie de toujours vouloir tout quitter...

Je ne tiens pas en place...Je voudrais avoir une vie calme pourtant. Que mon entourage ne me voit pas comme une gamine qui ne veut pas grandir. Pleine d'immaturité et de rêves de gosses...parce que c'est pas ça. Je veux la liberté! Je veux ne dépendre de personne, ni de rien..Et tout ça s'accentue quand j'entends des échos de ce film... Ma curiosité me pousse à regarder la bande annonce... Into the wild.

Carrément magique.. Je me sens frustrée, oppressée, en manque de quelque chose.

"I read somewhere, how important it is in life, not necessarily to be strong, but to feel strong...To mesure yourself at least once..."  C'est beau..

Utopique me direz vous? Non...Je ne veux pas croire que c'est irréalisable..

Aidez moi a redescendre sur terre!  Je ne suis en France que depuis 2 mois et déjà je n'en peux plus.. J'ai envie d'ailleurs...

Alors, je regarde mes anciennes photos, je me replonge dans mes souvenirs. Je pense à tout ceux que j'ai quitté et ceux que je quitterais un jour.  Je m'enfonce toute seule. Je peux presque toucher une relation sérieuse du bout des doigts, je la sens dans ma poitrine jour et nuit, elle reste toujours là à roder dans un coin de ma tête et je flippe. D'un coup, j'ai envie de tout plaquer pour la rejoindre, puis la seconde d'après, partir dans le sens opposé tellement j'aurais peur de la perdre et de souffrir une fois de plus.. L'amour c'est cruel parfois. On peut donner tout son être à quelqu'un, chaque battement de son coeur, chaque souffle en pensant que la vie ne sera jamais assez longue pour nous deux. Et le lendemain, chercher les battements de son propre coeur, continuer tant bien que mal de respirer, les yeux brouillés par les larmes et les mains tremblantes. Ne même plus avoir la force de soulever son corps frêle, n'ouvrir la bouche que pour gerber tout ce dégoût de la vie. Fumer trop, boire trop. Inspirer chaque bouffée comme oxygène. Avaler chaque gorgée comme par habitude. Sourire un peu, quand, à demi conscience on se croit encore heureuse... et pleurer la seconde d'après tout le malheur qu'on ne peut supporter. Jusqu'à quand nous pouvons supporter la souffrance? J'accepte toute souffrance. Je prends sur moi. Récupère mon souffle. Cligne des yeux deux ou trois fois pour contenir mes larmes, et je continue ce petit bout de vie.

Je mélange tout.  Tout . Mon bonheur, mes souffrances, mes doutes...mes envies aussi...Et mon handicap face à tout ça...

 

 

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